17 mars 2006

Compte-rendu du 16 mars 2006

10h25 : entre 150 et 175 personnes présentes à l'assemblée générale (AG), la plus petite AG depuis le début du blocage (le 23 février 2006)

Vote à une large majorité d'une tribune composée de grévistes et de non grévistes.
Vote de l'ordre du jour adopté avec peu de votants :
-bilan
-perspectives
-votes

I Bilan

1) Au sujet de la « répression policière » (10h35)

Suite aux échauffourées qui ont eu lieu devant la Sorbonne le dimanche 12 Mars 2006, et suite aux interpellations qui ont eu lieu ce jour là, des personnes ont mis en place un comité de lutte contre la répression afin de venir en aide aux gens qui passeront en procès à la fin du mois. Volonté aussi d'ouvrir un site Internet pour centraliser les témoignages et permettre de défendre au mieux les intérêts des interpellés.

2) Action (10h43)

Annonce d'une action commune lors de la manifestation d'aujourd'hui entre les intermittents du spectacle et les étudiants (cf les drapeaux rouges).
Il semblerait qu'une quarantaine de personnes aient constitué un comité de mobilisation à Saint Hyppolite.

3) Clignancourt

Proposition de soutien envers les grévistes du site de Clignancourt. Selon les informations données dans cette AG, 500 à 600 personnes (ce qui serait exceptionnel dans cette faculté) ont voté la grève à bulletin secret (avec carte d'étudiant) : 280 pour le blocage, 250 contre.

La commission de finances de Tolbiac propose une collecte de fonds pour les gens qui partent en coordination nationale (de Dijon) ainsi que pour les drapeaux, … utiles pour la grève.

10h51 : 220 personnes en AG à Tolbiac

Un rassemblement est prévu pour mardi 21 mars devant la Sorbonne pour obtenir la réouverture de toutes les facultés fermées sur décision administrative.

II Perspectives

Proposition d'une grève interprofessionnelle pour étendre le mouvement au monde des salariés. Appel pour que la CGT (au niveau de leur siège à Créteil) se mette en grève. Volonté de massifier le mouvement. Ouverture de la mobilisation aux lycéens et aux jeunes des banlieues dites sensibles afin d'étendre le mouvement. Certains proposent une augmentation générale des salaires pour combattre la précarité.
Dans cette optique, il y a proposition d'organiser une manifestation qui irait de Paris vers les banlieues (par exemple NationàMontreuil).
Précision sur l'extension du mouvement : il n'y a pas que des facs en grève : des IUT, des IUP, normale sup' et certains IEP + les lycées
Un intervenant a déclarée l'AG illégitime car les étudiants n'étaient pas informées de sa tenue
Certains parlent timidement du conflit opposant pro blocage et anti-blocage.
11h20 : 260 personnes à l'AG.

Un seul intervenant contre le blocage

Prise de conscience qu'il ne faut pas tout focaliser sur la Sorbonne, car cela risque de masquer la mobilisation ailleurs.

Refus de condamner les violences (qui sont le fruit d'une petite minorité), ce qui est accueilli comme une chose positive par la majorité de l'assemblée. Le gouvernement est rendu responsable de la situation tendue, notamment à la Sorbonne. Pourtant d'autres rappèlent que l'objectif n'est pas l'affrontement entre étudiants et CRS.
Proposition d'une « motion de soutien aux personnes affrontant les CRS ».
Un intervenant s'exprime pour un mot d'ordre clair : retrait de la loi sur l'égalité des chances. Le moyen : une grève générale.
Un membre de la FSE, à proposé de « foutre le bordel dans la rue » après la manifestation du jeudi 23 mars, au cas où le gouvernement ne retirerait pas la loi sur l'égalité des chances…

Les réactions à la tenue du référendum (pour ou contre le blocage) sur Tolbiac sont très largement négatives.

Ils semblerait que certains cours de TD (pour des interrogations notamment) ainsi qu'en amphi sont assurés sur le site de Tolbiac.

11h35 : les piquets de grèves sont désert



III Votes

11h52 : 300 personnes présentes lors du début des votes
Voici les propositions adoptées (par un vote à main levée)

- Proposition de ne pas disperser la manif du 23 mars
- Tenue d'un banquet vendredi 17 mars pour fêter les 3 semaines de grèves
- Création d'une commission « service d'ordre », chargée d'organiser un service d'ordre, paritaire si possible…
- Abandon des poursuites judiciaires contre tous les membres du mouvement
- Refus de toute négociation entre les partenaires sociaux et le gouvernement
- Réouverture de la Sorbonne et démission de son recteur
- Faire entrer les salariés dans le mouvement, exiger une hausse des salaires
- Opposition aux privatisations des services publics


Les actions de la coordination parisienne
- Action commune avec les intermittents
- Diffusion de tracts dans les gares vendredi
- Blocage d'une gare lundi
- Mardi : manif pour la réouverture de la Sorbonne


Prochaines AG à Tolbiac : mardi a 10H

Le référendum est massivement refusé



Elections des représentants de Tolbiac à la coordination nationale, qui se tiendra ce WE à Dijon.

IV Non syndiqués et 3 membres de SUD


Mandat des représentants :

Extension des revendications à la loi entière
Refus des négociations
Opposition aux privatisations
Appel à une manifestation nationale à Paris le 23 mars. Avec non dispersion si refus du gouvernement de retirer la loi sur l'égalité des chances…
Arrêt des poursuites





La grève et le blocage sont reconduits jusqu'à la prochaine AG, qui se tiendra mardi 21 mars à 10H.


12h15 : les premiers étudiants de Tolbiac se dirigent vers place d'Italie, parmi eux, des membres du service d'ordre de la faculté.

Discussion sur l'ordre de passage de la manif, le service d'ordre sera défensif.

V Commentaires

La mobilisation faiblit à Tolbiac mais se radicalise avec tout particulièrement une volonté d'étendre les revendications.


De GOSSET Nicolas et DELL'ORO Jean-Louis.

1 Comments:

Blogger Steven said...

Salut Nicolas et J-L,
Merci pour votre compte-rendu très journalistique ;). Grâce à vous, je suis le mouvement à distance...
A+
Steven - ToujoursContreLeBlocage

PS : Pour les opposés au blocage des facs, RDV devant l'Hôtel de Ville, dimanche à 13h. J'y serai.

11:49 AM  

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